Le PEQ renaît de ses cendres
Le ministre de l'Immigration, François Bonnardel, avait promis d'adopter une approche « plus humaine » au moment de son assermentation, en avril.
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Comme promis durant la course à la chefferie de la Coalition avenir Québec (CAQ), le gouvernement de Christine Fréchette confirme la réouverture du Programme de l'expérience québécoise (PEQ) pour deux ans.
Le ministre de l'Immigration, François Bonnardel, en a fait l'annonce mercredi après-midi. Québec recommencera à traiter les demandes le 2 juillet.
C'est donc dire que les immigrants qui étaient admissibles au PEQ avant son abolition, en novembre 2025, pourront à nouveau présenter une demande dans les prochaines semaines. Tout le monde qui va manifester son intérêt va être traité. Tout le monde
, a dit le ministre Bonnardel en point de presse. Il n'y a pas de plafond.
Il a reconnu que la décision de son prédécesseur d'abolir cette voie vers la résidence permanente avait causé de l'incertitude dans les derniers mois
. Des parcours de vie ont été bousculés
, a admis le ministre.
Des centaines de ceux que l'on a baptisés les « orphelins du PEQ » ont participé à des manifestations l'hiver dernier pour demander son retour, qui était également réclamé par des maires et mairesses – dont ceux de Montréal et Québec – de même que par l'Union des municipalités du Québec (UMQ) et par la Fédération québécoise des municipalités (FQM), mais aussi par des chambres de commerce et des syndicats.
Des manifestations pour réclamer le retour du PEQ se sont tenues dans plusieurs villes du Québec cet hiver.
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Parmi eux, de nombreux étudiants et travailleurs étrangers jugeaient que la disparition de cette voie rapide en vue d'obtenir la résidence permanente était une promesse brisée
à l'égard de ceux qui étaient venus s'établir ici afin d'y refaire leur vie.
Devant ce front commun, l'ancien ministre de l'Immigration Jean-François Roberge était demeuré inflexible, insistant sur le fait que le nouveau Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ) qu'il a mis sur pied répond davantage aux besoins du Québec, puisqu'il permet au gouvernement de choisir les candidats en fonction de plusieurs critères, dont la connaissance du français, mais aussi de prioriser ceux qui se trouvent à l'extérieur de la région métropolitaine de Montréal.
N'empêche, durant la course à la chefferie de la CAQ, Christine Fréchette s'était rendue aux arguments de ceux qui exigeaient le retour du PEQ, en s'engageant à la réactiver pour une durée de deux ans.
Cette promesse se concrétise près de deux mois après son entrée en poste.
Environ 29 000 personnes admissibles?
Québec appellera d'abord les personnes qui répondaient aux conditions d'admissibilité au 19 novembre 2025, lorsque le programme a été fermé. Cette première période de dépôt de candidatures prendra fin le 31 octobre. Une seconde période de dépôts suivra, mais ses critères restent à déterminer.
Or, M. Bonnardel a répété mercredi que son gouvernement a toujours l'intention de respecter les seuils d'immigration qu'il s'était fixés l'automne dernier.
La cible a été établie à 45 000 immigrants permanents accueillis par année d'ici 2029, dont environ 29 000 dans la catégorie de l'immigration économique. C'est dans cette catégorie que seront admis les candidats au PEQ et au PSTQ, deux programmes qui continueront de fonctionner en parallèle durant la transition, précisent des sources gouvernementales.
Si la répartition est à peu près égale, il est attendu que les dossiers de près 14 500 personnes soient acceptés durant les deux prochaines années dans chacune des voies d'accès vers la résidence permanente.
Le ministre Bonnardel, qui avait promis d'adopter une approche plus humaine
en immigration, a consulté plusieurs partenaires ces dernières semaines, indique-t-on, notamment ceux du monde municipal, de même que la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI), pour leur faire part de ses intentions.


