PROJET DE LOI 23 : MOBILISONS-NOUS POUR PROTEGER LES DROITS FONDAMENTAUX 
Le gouvernement a déposé le 24 mars dernier le projet de loi 23. Si celui-ci est adopté, il transformerait en profondeur le cadre légal (la P-38) entourant les interventions en santé mentale. Cette réforme soulève de vives préoccupations chez les groupes de promotion et de défense de droits en santé mentale!
Le PL23 risque d’élargir le recours à des pratiques coercitives et de fragiliser les droits des personnes vivant avec un problème de santé mentale.
Or, ce projet de loi :
n’améliore pas réellement l’accès aux services
ne renforce pas les approches volontaires
ne répond pas aux besoins exprimés par les personnes concernéesAu contraire, il ouvre la porte à davantage de contraintes — au détriment du respect, de la dignité et de l’autonomie.
Nous croyons en un système basé sur :
l’accompagnement
la prévention, en amont des crises, pas le curatif
la solidarité communautaire
le consentement
Pas sur la coercition.
Nous appelons la population, les organismes et les allié·e·s à se mobiliser.
Les droits fondamentaux des personnes en santé mentale doivent être protégés. Toute réforme doit être construite avec elles, pas contre elles.
Voici un extrait du communiqué de presse conjoint de l'AGIDD-SMQ, du RRASMQ et de la Ligue des droits et libertés à ce sujet:
«Consentement aux soins, liberté, et confidentialité : tous ces droits sont charcutés par la réforme. Comme à son habitude, le gouvernement répond aux problèmes sociaux par davantage de pratiques coercitives» souligne Nancy Melanson, co-coordonnatrice de l’AGIDD-SMQ. Anne-Marie Boucher, co-coordonnatrice du RRASMQ, ajoute: «Nous sommes outrés qu’après sept ans de négligence dans l’amélioration des conditions d’une bonne santé mentale, le gouvernement annonce avec tambour et trompette un projet de loi venant forcer les soins plutôt que faciliter l’accès à de l’accompagnement volontaire. Rappelons que, lors de la consultation de l’IQRDJ, le manque d’accès aux soins en santé mentale était le seul réel consensus réunissant les personnes premières concernées, les proches, les policiers ainsi que les professionnels de la santé.».
Vous voulez participer à la mobilisation ou souhaitez avoir un échange à ce sujet avec notre directeur François Winter ou Max Talhouët, adjointe à la direction? Inscrivez vos coordonnées dans le formulaire en cliquant sur le bouton ci-bas et nous vous contacterons dans les prochains jours.
Restons vigilant·e·s, solidaires et engagé·e·s.
La mobilisation est plus nécessaire que jamais.