Christine Fréchette propose de rouvrir le PEQ pour deux ans

PHOTO CHRISTINNE MUSCHI, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE
Christine Fréchette
(Québec) L’aspirante chef caquiste Christine Fréchette propose de rouvrir pour deux ans le Programme de l’expérience québécoise (PEQ) afin d’accorder une clause de droits acquis aux immigrants qui étaient au Québec au moment de sa fermeture.
Par ailleurs, dans le contexte où la pression est forte sur le gouvernement pour qu’il révise sa plus récente réforme en immigration, la proposition mise au jeu par Mme Fréchette est en complète contradiction avec ce que défend depuis des jours le ministre de l’Immigration, Jean-François Roberge, qui l’appuie pourtant dans la course. Ce dernier a affronté un tir groupé des oppositions lors de la période des questions.
Sur les réseaux sociaux, mardi, Mme Fréchette a annoncé que « la seule façon d’offrir une réelle clause de droits acquis est de rouvrir le PEQ ». La députée de Sanguinet est absente du Parlement mardi. L’aspirante chef accuse aussi son rival dans la course, Bernard Drainville, d’afficher une « méconnaissance » du système d’immigration et d’offrir des « solutions simplistes ».
En réactivant le PEQ pour une durée de deux ans, Mme Fréchette propose de « réduire du même nombre les invitations [au nouveau] Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ) afin de respecter nos seuils d’immigration ».
Cette période de transition de deux ans permettra d’offrir une voie de passage juste et prévisible à celles et ceux qui sont déjà intégrés ici. Deux ans pour rétablir la confiance et mettre en place graduellement une réforme durable.
Christine Fréchette
À ce jour, M. Roberge refuse d’accorder une clause de droits acquis aux immigrants qui se qualifiaient pour le PEQ au moment de sa fermeture, en novembre dernier, mais qui n’avaient toujours pas appliqué au programme. Le PEQ permettait d’obtenir le certificat de sélection du Québec (CSQ) – une première étape avant la résidence permanente – et a été aboli pour céder sa place au PSTQ. Ce nouveau programme repose sur un système de points et d’invitations sans aucune garantie.
Drainville réitère sa version d’une clause « grand-père »
En mêlée de presse, mardi, Bernard Drainville a réitéré ce qu’il ferait pour apaiser la colère des immigrants qui réclament une clause de droits acquis, une demande qui est appuyée (avec certaines nuances) par l’ensemble des partis d’opposition à l’Assemblée nationale.

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Le député de Lévis et aspirant chef caquiste, Bernard Drainville
M. Drainville, qui est le rival de Mme Fréchette dans la course, propose une clause « grand-père » pour les immigrants qui étaient présents au Québec depuis deux ans au moment de la fermeture du PEQ, qui ont un niveau intermédiaire de connaissance du français et qui occupent des postes « prioritaires » en santé, en éducation, ainsi que dans le secteur manufacturier et de la construction.
Pour chaque personne qui recevra son certificat de sélection du Québec avec ce droit acquis, Bernard Drainville propose de réduire du même nombre le bassin d’immigrants temporaires à l’avenir.
En matinée mardi, les partis d’opposition ont tour à tour affiché leurs couleurs concernant l’abolition du PEQ. Du côté du Parti québécois (PQ), les troupes de Paul St-Pierre Plamondon proposent d’accorder une clause de droits acquis pour les immigrants temporaires qui répondaient aux critères du PEQ et qui étaient sur le territoire en vertu de programmes d’immigration relevant du gouvernement du Québec. Il exclut ceux qui travaillaient dans la province sur invitation d’un programme fédéral.
Source:
https://www.lapresse.ca/actualites/politique/2026-02-10/immigration/christine-frechette-propose-de-rouvrir-le-peq-pour-deux-ans.php
